Deauville vidée

Dans le cadre  du festival  photographique Planche(s) contact de Deauville, j’ai été invité à participer au Off. La règle est simple : photographier Deauville…

J’ai donc multiplié les allées et venues de Caen à Deauville (non sans avoir profité d’une résidence de 3 jours à la résidence Namouna au mois de juin 2017) privilégiant les longues périodes où Deauville, comme la majeure partie des stations balnéaires de la côte, se retrouve dépeuplée d’une certaine population, celle des vacanciers, celle des visiteurs du week end… Alors, tout en découvrant cette ville multiple, entre imagerie d’Epinal et réalité bien plus complexe,  je me suis concentré sur cette atmosphère de l’apparente absence qui est un de mes principaux axes de travail. Je n’ai pas refusé les sujets rebattus, simplement je les ai intégrés à une vision attirée par une certaine notion du vide,  de l’épure en des compositions rigoureuses adoucies par ces lumières singulières qu’ont pu m’offrir les différentes périodes de l’année, du jour et parfois de la nuit.

Dés lors, entre les saisons et les lieux des interstices se créent.

L’absence de l’humain, la frontalité des prises de vue, les sujets banals mais identifiables, ce Deauville déserté m’a évoqué une poésie douce-amère de l’abandon cyclique propre à la vie balnéaire.