Elections

 

Si le derme urbain est signifiant de ce que la cité vit, quid lors d’une période électorale ? Que peuvent représenter dix, douze ou quinze visages affichant affabilités feintes, sourires forcés ou carnassiers, positions corporelles ultra-codées ou encore alliances dorées au doigt bien en vue ?

Ils nous font face à tous coins de rue et s’offrent à l’imagination, à la colère, à la dérision de mains anonymes qui redéfinissent le rapport d’une élection – qui plus est présidentielle – en écorchant les certitudes politiques, et nous donnent à voir un trombinoscope décalé, décontenançant et parfois même inquiétant. Tour à tour Sarkozy, Hollande, Royal, Besancenot, Laguillier, Bayrou, Lepen et les autres se voient « liftés » , défigurés, « clownisés », l’expression populaire se plaçant en parallèle d’une expression officielle, ces actions visibles et directes mais sans conséquence effective dédouble celle du scrutin malgré tout opaque car par définition voué à l’ombre de l’isoloir.
La ville, la cité vit toujours aussi densément, sa vivacité découlant d’actions anonymes, « innofficielles » et sauvages.

Deux séries sont présentées: 2007, réalisée en argentique, puis 2012 réalisée en numérique.

 

Voici celle de 2017, toujours en numérique: