Felidae urbs

On me dit parfois qu’il n’y pas un chat dans mes photos, en fait il y en a. Beaucoup. Des ruelles pavillonnaires aux terrains vagues en passant par les parkings peu fréquentés, si l’on prend le temps, on rencontrera toujours cet habitant total, car où qu’il soit le chat est chez lui. Simplement il y a des heures pour le rencontrer, celles que l’on nomme « entre chiens et loups », celles des rues du soir entre le repas et le coucher. Alors notre monde devient le sien. Qu’il soit nonchalant au soleil de l’été, en chasse nocturne l’hiver, trônant au milieu de son royaume ou bien en vigie attentive de son territoire, il nous scrute d’un oeil méfiant, curieux, parfois amusé, nous invitant même à le saluer d’une caresse fugace s’il est de bon poil. Son apparition dans une scène urbaine provoquera toujours en nous comme une joie enfantine.